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Recensioni

 

J’ay pris amour

Listening to this recording immediately brought to mind the image of the woodcut of Marsilio Ficino made at the court of Medici in Florence in the 1490s, illustrating the power of inspired performance or the well known description of Francesco playing. I felt like one of the listeners in the description, limbs in cast in careless deportment and berefit of my senses. Andrea Damiani’s playing and articulation,are both crisp and clear, producing a beautifully mellow and focussed tone throughout… it is asolutely wonderful.

Richard Dixon, Lute News, The Lute Society Magazine, 12/1998

 

Fronimo

Andrea Damiani nous en livre une lecture attentive, mêlant une extreme rigueur d’execution à une belle subtilité expressive. Les dances sont des modèles de grâce et de vie rythmique. Des madrigaux, pourtant dépouillés de leur texte, èmane une indéniable poésie, le luthiste ciselant chaque phrase et soulignant avec intelligence le dessin polyphonique. Un apport essential à la discographie italienne de la fin de la Renaissance.

Denis Morrier, Diapason &emdash; 9/1999 (cinque diapason)

Les danses … demandent une maîtrise confirmée de la part du luthiste. Un bone exemple est la Romanesca sesta qui commence tres gentiment finit avec des acrobaties. Andrea Damiani est aussi à l’aise dans ces danses que dans les transcriptions vocales don’t il conduit les différentes lignes de la polyphonie de maniere exemplaire.

A. Dall’Osso, Le Joueur de Luth, bulletin de la SFL - 2/1999

La bella interpretazione di Andrea Damiani si avvale di un fraseggio duttile e naturale che sfrutta le risorse di un tocco delicato, corposo e ricco di sfumature per sottolineare le microdinamiche, sbalzare gli accenti e svelare i tanti prestiti che questa musica riceve dall’idioma vocale.

Giovanni Cappiello, CD Classica 6/1999

 

Folias

Ces pièces brèves appartiennent au plus mystérieux baroque italien. Fleurons d'une collection privée de la région des Marches, elles illustrent la vogue grandissante de la guitare „espagnole" et des danses sur basse contrainte dans les années 1620-1650. Elles sont d'une écriture dépouillée, consistant en canevas harmoniques et grilles d'accords à peine rehaussés de quelques traits mélodiques et de figures de cadences, et sont animées surtout par les techniques de jeu: énergiques battues et rebattues hispanisantes (ainsi l'extraordinaire passage central de la Toccata 21 de Foscarini), arpèges déroulés en savantes gradations. En revanche, leur pouvoir de suggestion est sans limite: échos de fêtes, de lamentos fabuleux, de scènes passionnées. Andrea Damiani a su jouer de cette dimension ambiguë et présente le programme avec l'autorité artistique d'un collectionneur faisant admirer une série d'esquisses pour des décors d'opéras ou des fragments d'étoffes compliquées ayant orné des costumes d'apparat. Et alors que tant d'interprètes tentent d'énergiser ces danses pour leur faire avouer un contexte qu'elles ne détiennent pas, Damiani joue des silences et de la discrétion pour nous convaincre que ce contexte, à la façon d'un magnifique non-dit musical, nous échappe définitivement pour ne subsister qu'à l'état de trace.

Marc Desmet, Le Monde de la musique - 10/ 2004 - (4 stelle)

 

 

 

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